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écologie, Mode

Nos vêtements – la plus grande pollution mondiale et 6 moyens de la stopper

Nos vêtements – la plus grande pollution mondiale et 6 moyens de la stopper
Nos vêtements – la plus grande pollution mondiale et 6 moyens de la stopper
Nos vêtements – la plus grande pollution mondiale et 6 moyens de la stopper

Selon une étude publiée par la Fondation Ellen Macarthur, au cours des 15 dernières années, nous avons doublé la quantité de vêtements que nous achetons par an. La plupart des vêtements sont portés en moyenne 7 fois avant d’être jetés. Partout dans le monde, en un an, nous jetons des vêtements d’une valeur totale d’environ 460 milliards de dollars. Et tous ces vêtements sont en très bon état – ils pourraient encore être utilisés pendant plusieurs années.

La Fondation Macarthur a également calculé que d’ici 2050 – si le marché (et le monde) continuent dans la même direction – nous jetterons 150 millions de tonnes de vêtements par an. Pour visualiser ce que ce nombre représente, imaginez l’Empire State Building plein de vêtements et multipliez ce volume 2000 fois. Oui, dans 30 ans, chaque année, nous jetterons l’équivalent de 2000 Empire State Buildings remplis de textiles. Mais rien que cette année nous allons en jeter 240 – ce n’est pas mal non plus, hein ? Sachant qu’il y a 251 gratte-ciels à Manhattan, on peut dire que l’on jette à peu près l’équivalent de tous les gratte-ciels de Manhattan remplis de vêtements.

Tout fini dans la poubelle

Ah ! Et si vous pensez que vos vêtements seront recyclés, j’ai de mauvaises nouvelles. À l’échelle mondiale, seulement 1% des vêtements seront recyclés pour créer de nouveaux vêtements. Je ne parle pas d’upcycling ou d’économie circulaire. Bien sûr, réparer des vêtements, les vendre, faire un don ou créer des objets uniques, prolongera leur durée de vie d’environ 5 ans… Malgré cela, tôt ou tard, ils finiront à la poubelle. Une petite partie de nos vêtements dédiés au recyclage sera transformée en matériaux isolants… Une très faible partie sera biodégradée naturellement. Mais une chose est sûre : 73% des vêtements dont nous nous débarrassons se retrouveront dans une poubelle et seront compressés, brûlés ou envoyés dans des pays du tiers-monde que nous utilisons comme décharges bon marché.

Microplastique est partout

Et quand je dis que les vêtements finissent “dans des décharges”, en réalité, ils finissent “dans la nature”. Certes, nous ne voyons pas de déchets dans nos environnements, tout semble propre. Mais c’est parce que nous avons la chance de vivre dans des pays riches qui peuvent préserver leur nature et payer les pays pauvres pour stocker nos déchets. Malheureusement, dans la nature tout circule. Même si nous envoyons nos ordures à des milliers de kilomètres, elles ne restent pas là paisiblement. Les tissus commencent graduellement à se décomposer. Compte tenu de la quantité de fibres synthétiques utilisées dans nos vêtements, nous nous retrouvons avec des tonnes de particules de microfibres qui ne peuvent pas être biodégradées. Nos fibres synthétiques deviennent des particules de microplastique qui pénètrent la terre et atteignent la mer. De cette façon, elles intègrent notre écosystème mondial. Maintenant, nous trouvons des microplastiques partout : dans notre eau, dans notre nourriture, dans la pluie. Apparemment, il s’avère que, chaque mois, avec notre nourriture, nous avalons déjà une quantité de plastique qui correspond à la taille d’une carte de crédit. Ajoutons à cela que les bébés naissent avec du microplastique dans leur corps.

Les baskets – des chaussures qui polluent


Je recommande un article du NY Times qui nous montre l’existence d’un nouveau continent sous-marin – un continent créé entièrement de plastique et recueilli par les courants d’eau. En plus de ce continent sous-marin, d’ici 2050, nous aurons plus de plastique que de poissons dans les mers et les océans.

Bon, on fait quoi maintenant ?

1) Tout d’abord – ne jetez pas les vêtements que vous possédez déjà…

… même s’ils sont faits de “microfibres”. Au contraire, vous devriez commencer à prendre bien soin d’eux pour les utiliser aussi longtemps que possible afin qu’ils ne finissent pas dans la poubelle trop rapidement. Et ne les lavez pas après une seule utilisation. Il existe une méthode pour rafraîchir vos vêtements – vous pouvez les mettre dans un congélateur pour une nuit pour enlever toutes les odeurs – je l’ai testé et je dois l’admettre : ça fonctionne ! Le lavage et le séchage libèrent d’énormes quantités de microplastiques. Je vous conseille de les laver à 30°C, dans un cycle délicat, car plus il y a de friction, plus les microplastiques seront libérés dans la nature. Aussi, le séchage dans la machine est à éviter pour la même raison.

2) S’interdire l’achat de fibres synthétiques non biodégradables…

… polyester, polyamide, polyuréthane, élasthanne, acrylique, nylon et, si possible, polyester recyclé. Il faut aussi ajouter à cette liste la viscose et le modal. Même si dans ces deux cas ce ne sont pas des fibres synthétiques, car ils ne sont pas dérivés du pétrole et proviennent de la cellulose, ils ne sont malheureusement pas biodégradables non plus. Leur décomposition se terminera au stade de la microfibre qui est l’un des composants de la pollution plastique de la mer. Pourquoi ai-je ajouté du polyester recyclé ? N’est-il pas bon de recycler le plastique ? Malheureusement, ce processus exige beaucoup de produits chimiques nocifs pour l’environnement. Donc, même si nous voulons nous « acheter » une bonne conscience en choisissant des matières en plastiques recyclés, nous prenons sur notre conscience le fardeau de la pollution créée lors de sa production. Ah ! Et surtout, faisons attention aux mélanges. On a parfois l’impression d’acheter un produit en coton et on ne remarque pas qu’il y a 5% de fibres synthétiques dedans. Nous nageons déjà dans le plastique. Ainsi, choisissez des vêtements 100% biodégradables et naturels – il y en a de plus en plus.

Où faire les soldes écologiques

3) Choisissez des tissus naturels et biodégradables créés sans impact sur l’écologie.

Il s’agit de : lin, juta, tencel (lyocell), chanvre, pour ne citer que les plus populaires. Si jamais vous devez acheter du coton, prenez du coton biologique, mais si vous pouvez l’éviter, c’est mieux ainsi, car pour produire du coton, même biologique, nous avons besoin d’une énorme quantité d’eau propre. Au lieu du coton, choisissez le lin et le lyocell (tencel). La fabrication de ces tissus ne produit pas de sous-produits chimiques nocifs pour l’environnement et les plantations nécessitent très peu d’eau et aucun pesticide. N’achetez pas non plus de tissus de bambou – ce dernier est récemment devenu populaire. Même s’il est biodégradable, sa production est malheureusement super chimique et polluante.

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4) Évitez à tout prix les magasins de mode rapide.

Les marques de mode rapide préparent 52 collections par an, soit une fois par semaine. Nous savons très bien que si nous voyons un article que nous aimons aujourd’hui, nous pouvons être sûrs qu’il sera impossible de l’acheter la semaine suivante. Les vêtements qui ne sont pas vendus sont presque immédiatement jetés à la poubelle, souvent après avoir passé seulement une semaine dans les magasins. Et ne nous laissons pas séduire par les collections « écologiques » de ces boutiques. Les vêtements bio représentent un très faible pourcentage de leurs collections. Même si le tissu est « écologique », il n’est pas nécessairement “éthique”. N’oublions pas que de grands groupes ont implanté leurs ateliers de couture dans des pays pauvres où la main-d’œuvre travaille souvent dans des conditions très précaires.

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5) Ne vous excusez pas en vous disant : “si un produit existe déjà, pourquoi ne pas l’acheter…

… il va finir dans la poubelle de toute façon, que nous l’achetions ou non? » Bien que cela semble logique, ce n’est pas aussi facile qu’il y paraît. Lors de l’achat d’un article, nous envoyons l’information d’une demande pour ce type de vêtements. Cela donne le feu vert pour lancer une nouvelle production et, souvent, pour doubler la quantité d’articles créés par la suite. Tout ça parce que notre achat vient de prouver l’existence d’une demande.

6) Changez votre vision de ce qui est « à la mode ».

Les grandes marques sont tout aussi nuisibles que la mode rapide. Ne faites pas confiance aux noms – et donc à la machine publicitaire qui les suit –, mais à l’éthique de chaque marque. Trouvez des vêtements créés par de petits designers qui vous donnent l’assurance que leur produit est non seulement 100% naturel et biodégradable, mais aussi qu’il est créé en respectant chaque employé dans la chaîne de production. Personnellement, à partir de maintenant, si je vois une robe avec une étiquette qui dit qu’elle est faite de fibres synthétiques, je la considère dorénavant comme un gros sac poubelle. Et qui veut porter un sac poubelle ? Même si elle aura le nom d’une grande maison de couture – ok, je sais qu’il y en a qui la porteront tant qu’il y a un nom dessus 😉

5 étapes pour créer une garde-robe minimaliste

A lire a ce sujet:
https://www.nationalgeographic.fr/environnement/91-des-dechets-plastiques-ne-sont-pas-recycles

Un article de NY Times (en anglais) qui nous montre l’existence d’un nouveau continent sous-marin – un continent créé entièrement de plastique et recueilli par les courants d’eau.

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Our clothes – the world’s biggest pollution and 6 ways to stop it

Our clothes – the world’s biggest pollution and 6 ways to stop it
Our clothes – the world’s biggest pollution and 6 ways to stop it
Our clothes – the world’s biggest pollution and 6 ways to stop it

According to a study published by the Ellen Macarthur Foundation, over the past 15 years, we have doubled the amount of clothing we buy per year. Most clothing is worn an average of 7 times before it is thrown away. Around the world, in one year, we throw clothing worth about $460 billion. And all these clothes are in very good condition – they could still be used for several years. The Macarthur Foundation has also calculated that by 2050 – if the market (and the world) continue in the same direction – we will throw 150 millions of tons of clothing per year. To visualize what this number represents, imagine the Empire State Building full of clothing and multiply this volume 2000 times. Yes, in 30 years, every year, we will throw away the equivalent of 2000 Empire State Buildings filled with textiles. But just this year we’re going to throw 240 of them away – that’s not bad either, isn’t it? Knowing that there are 251 skyscrapers in Manhattan, one can say that we throw approximately  the equivalent of all the skyscrapers in Manhattan filled with clothes.

Our clothes finishe in the landfills of poor countries

Ah! And if you think your clothes will be recycled, I have bad news. Globally, only 1% of clothing will be recycled to create new clothing. I’m not talking about “upcycling” or circular economy. Of course, repairing clothes, selling them, donating or creating unique items, will extend their lifespan by about 5 years… Even so, sooner or later, they will end up in the trash. A small part of our clothing dedicated to recycling will be transformed into insulating materials… A very small part will biodegrade naturally. But one thing is certain: 73% of the clothes we get rid of will end up in a garbage can and will be compressed, burned or sent to third world countries that we use as cheap landfills.

Microplastique is everywhere

And when I say that clothes end up “in landfills”, in reality, they end up “in the nature”. Of course, we do not see waste in our environments, everything seems clean. But it is because we are fortunate to live in rich countries that can preserve their nature and pay poor countries to store our waste. Unfortunately, in nature everything circulates. Even if we send our garbage thousands of miles away, it does not stay there peacefully. The tissues gradually begins to decompose. Given the amount of synthetic fibres used in our clothing, we end up with tons of microfiber particles that cannot be biodegraded. Our synthetic fibres become microplastic particles that penetrate the land and reach the sea. In this way, they integrate our global ecosystem. Now we find microplastics everywhere: in our water, in our food, in the rain. Apparently, it turns out that every year, with our food, we already swallow an amount of plastic that matches the size of a credit card. Add to that the fact that babies are born with microplastics in their bodies

I recommend you a NY Times article that shows us the existence of a new sub-marine continent – created entirely of plastic and collected by water currents. In addition to this underwater continent, by 2050 we will have more plastic than fish in the seas and oceans.

So, what do we do now?

1) First – don’t throw away clothes you already own...

… even if they are made of “microfibre”. On the contrary, you should start taking good care of them to use them as long as possible so that they do not end up in the trash too quickly. And don’t wash them after just one use. There is a method to refresh your clothes – you can put them in a freezer for one night to remove all the smells – I tested it and I must admit: it works! Washing and drying release huge amounts of microplastics. I advise you to wash them at 30°C, in a delicate cycle, because the more friction there is, the more microplastics will be released into nature. Also, drying in the machine is to be avoided for the same reason.

2) Prohibit the purchase of non-biodegradable synthetic fibres…

… polyester, polyamide, polyurethane, elastane, acrylic, nylon and, if possible, recycled polyester. Viscose and modal must also be added to this list. Even if in these two cases they are not synthetic fibres, because they are not derived from petroleum and come from cellulose, they are unfortunately not biodegradable either. Their decomposition will end at the stage of microfibre which is one of the components of plastic pollution of the sea. Why did I add recycled polyester? Isn’t it good to recycle plastic? Unfortunately, this process requires a lot of chemicals that are harmful to the environment. So, even if we want to «buy» a good conscience by choosing recycled plastic materials, we take on our consciousness the burden of pollution created during its production. Ah! And be carefull : sometimes you have the impression of buying a cotton product and you don’t notice that there are 5% synthetic fibers in it. We are already swimming in plastic. Choose 100% biodegradable and natural clothing – there are more and more.

3) Choose natural and biodegradable fabrics that have no ecological impact.

These are: linen, juta, tencel (lyocell), hemp, to name but a few of the most popular. If you ever need to buy cotton, take organic one. However, if you can avoid it, it’s better that way, because to produce cotton, even organic, we need a huge amount of clean water. Instead of cotton, choose linen and lyocell (tencel). The manufacture of these fabrics does not produce chimical by-products harmful to the environment and the plantations require very little water and no pesticides. Don’t buy bamboo fabrics either – it has recently become popular. Although it is biodegradable, its production is unfortunately super chemical and polluting.

4) Avoid fast fashion stores at all costs.

Fast fashion brands prepare 52 collections a year, one for every week. We know very well that if we see an item that we like today, we can be pretty sure that it can be impossible to buy it the following week. Clothes that are not sold are almost immediately thrown in the trash, often after spending only a week in stores. And let us not be seduced by the «ecological» collections of these shops. Organic clothing represents a very small percentage of their collections. Even if the fabric is «ecological», it is not necessarily “ethical”. Let’s not forget that large groups have set up their sewing workshops in poor countries where the workforce often works in very precarious conditions.

5) Don’t find the excuse : “if a product already exists, why not buy it…

… it will end up in the trash anyway, whether we buy it or not?” Although it seems logical, it is not as easy as it seems. When buying an item, we send information of a request for this type of clothing. This gives the green light to launch a new production and, often, to double the amount of articles created afterwards. All because our purchase just proved the existence of a demand.

6) Change your vision what means “to be in fashion”.

Big brands are just as harmful as fast fashion. Do not trust the names – and therefore the advertising machine that follows them – but the ethics of each brand. Find clothes created by small designers that give you the assurance that their product is not only 100% natural and biodegradable, but also that it is created respecting every employee in the production line. Personally, from now on, if I see a dress with a label that says it’s made of synthetic fibers, I now consider it a big garbage bag. And who wants to carry a garbage bag? Even if it will have the name of a big couture house – ok, I know there are some who will wear it as long as there is a name on it 😉

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