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écologie, Psychologie

Les dangers psychologiques (et écologiques) des réseaux sociaux

Les dangers psychologiques (et écologiques) des réseaux sociaux
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Les dangers psychologiques (et écologiques) des réseaux sociaux
Les dangers psychologiques (et écologiques) des réseaux sociaux

Selon la publication de Psychology Today, jusqu’à 10% de nos pensées sont dirigées vers la comparaison entre nous et les autres. Nous nous comparons dans des domaines tels que l’attractivité, la richesse, l’intelligence ou le succès. La théorie de la comparaison sociale a été développée par le psychiatre Leon Festinger en 1954. Des centaines d’études ont été menées depuis, et elles montrent toutes que nous nous comparons dans un désir d’améliorer nos vies. Cependant, cela donne souvent l’effet et l’inverse : à force de se comparer, on risque d’éprouver un sentiment d’insatisfaction, de culpabilité et de remords. Cela peut même mener des gens à adopter des comportements destructeurs. Et d’un point de vue écologique, cela peut conduire à une augmentation de la consommation de biens.

Les faux cadres de vie parfaite

On n’a même pas besoin d’être un spécialiste pour savoir que les réseaux sociaux tels que Facebook et Instagram accentuent plutôt les côtés négatifs de la comparaison. Ces types de sites et les « photos parfaites » qu’ils nous renvoient sont des « arrêts sur images » qui nous font oublier de regarder la vue d’ensemble de la situation. Au lieu de ça, nous nous focalisons uniquement sur les détails de la photo. Avant l’ère d’Internet, nous nous comparions aux gens de notre entourage proche. Très souvent, nous en savions beaucoup plus sur leur vie qu’aujourd’hui. Nous savions quand ils avaient du succès, mais aussi quand il avaient leurs petits problèmes. Ils étaient simplement « humains ». Maintenant, nous n’avons accès qu’à des « cadres » de bonheur et des photos qui documentent nos « succès ». En plus de cela, la culture américaine très positive nous empêche, en contact personnel, d’admettre qu’il y a des zones d’ombres dans nos vies. Donc, non seulement nous avons accès à une image idéalisée, mais il y a également une narration positive forcée qui la suit. Ainsi, la seule façon que l’on trouve pour se sentir mieux revient à créer une photo comparable aux images que nous voyons.

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On épuise des ressources à cause de nos complexes

Cette vie dans les « cadres » cause non seulement des dommages psychologiques, mais elle conduit aussi à une surconsommation aveugle. On ressent une pression pour recréer les mêmes « clichés » de bonheur et se sentir bien. Si nous n’avons qu’une image à présenter, notre statut social sera exprimé par les biens de consommation qui y seront affichés. Voilà pourquoi pour nous sentir mieux, nous consommons… et consommons trop. Nous voyageons loin, nous achetons compulsivement, sans regarder notre impact sur la planète, des vêtements et des gadgets… De nouvelles chaussures, une nouvelle voiture, un voyage à Bali. Nous entrons dans la spirale de la consommation et de la perte de valeurs réelles (et nous ne nous sentons pas mieux – parce que la personne à qui nous nous sommes comparés a déjà réussi à visiter le Mexique et l’Australie dans l’intervalle…). Nos complexes et notre jalousie épuisent non seulement notre psyché et les ressources de notre compte bancaire, mais aussi les ressources de notre planète.

Notre bonheur dépend de nos valeurs

Avec les réseaux sociaux et notre besoin de comparaison, nous perdons notre feuille de route interne. Ce ne sont plus nos valeurs qui nous guident, mais notre jalousie extrême. Si nous commençons à nous comparer aux autres, nous ne serons jamais heureux. Nous n’avons pas mille options : pour vivre notre vie, nous avons la possibilité de regarder à l’intérieur ou à l’extérieur de soi. Et le choix entre ces deux façons de voir les choses change diamétralement le déroulement de notre vie. Dans la conférence Ted “Pourquoi sommes-nous heureux?”, Dan Gilbert, un psychologue américain, raconte l’histoire de deux musiciens. (Voici le lien vers Ted talk – qui parlede cette recherche). On apprend d’abord l’histoire du premier batteur des Beatles, expulsé du groupe juste avant leur succès. Cet homme n’a jamais regretté ce qu’il s’était passé parce qu’il avait trouvé, entre-temps, l’amour de sa vie et créé une vie de famille satisfaisante. Ce sont ces valeurs qui étaient les plus importantes pour lui. Il n’a jamais eu un moment de regret, au contraire. Dans les quelques interviews qu’il a données, il a déclaré que c’était la “meilleure chose” qui aurait pu lui arriver. À côté de cette histoire, nous avons un autre membre d’un grand groupe, expulsé de ses rangs. C’est l’histoire de Dave Mustaine et de Metallica. Le musicien a été expulsé du groupe juste avant que Metallica ne signe son premier contrat majeur. Dave Mustaine a eu du mal à accepter cette éviction. Il a pris sur lui, afin de créer un autre groupe, dans l’espoir de surpasser Metallica. Il a créé Megadeth. Les deux groupes nous sont bien connus … on peut dire que Mustaine a réalisé son souhait… mais malheureusement pour lui, son succès ne lui a pas suffi, car son rêve était d’être plus grand que Metallica. Vu qu’il n’a pas dépassé Metallica il n’a jamais trouvé la paix et la satisfaction qu’il cherchait. Comme il a décidé que sa valeur dépendait d’une situation externe, bah … selon lui, il n’a jamais atteint le succès souhaité.

Retrouver sa boussole interne

C’est très important de savoir quel est notre but dans la vie, quelles valeurs nous définissent en tant qu’être humain. Et la comparaison externe doit juste être un petit coup de pouce qui nous pousse à faire de meilleurs choix. N’oublions pas que l’herbe est toujours plus verte chez notre voisin. Si nous commençons à nous comparer tout le temps, au lieu de prospérer, nous risquons de perdre totalement notre confiance.

Voici quelques conseils sur la façon de récupérer notre boussole interne et ne pas se laisser entraîner dans la comparaison malsaine.

Retrouvez ce qui compte vraiment dans votre vie.

Nous ne pouvons pas arrêter de nous comparer, mais nous pouvons choisir ce qui compte dans nos vies et voir comment les autres ont réussi à vivre avec des valeurs similaires. Les réseaux sociaux peuvent être, paradoxalement, une bonne plateforme pour cela. Au lieu de suivre des personnages aux corps parfaits qui sont photographiés dans des endroits « magiques », retrouvons les gens qui nous ressemblent et pourtant sont inspirants. Il faut connaître la différence entre « être » et « paraître » et trouver des gens qui vivent une belle vie en ayant les mêmes valeurs que nous.

Communiquez avec les gens.

Si jamais vous trouvez quelqu’un qui vous inspire ou vous rend un peu jaloux de sa vie idéale : connectez-vous avec lui. Tout à coup, vous découvrirez que c’est une personne tout à fait normale, avec des moments de faiblesse, des doutes. Cela peut devenir une véritable source d’inspiration. Si c’est une personne que vous suivez sur les réseaux sociaux, n’hésitez pas à lui poser des questions et vous verrez que vous avez une personne entière en face de vous – avec des forces et des faiblesses comme nous tous.

Créez des liens plus profonds avec les autres.

Pendant l’isolement, nous avons compris combien les contacts humains, la paix et la santé sont importants pour notre bien-être. Pendant 2 mois, nous étions tous dans nos vieux t-shirts avec nos pantalons de yoga. On est redevenus plus humains, plus vulnérables. Pendant ces vacances – avant d’être confronté à la réalité stressante de la rentrée – essayons de créer des liens plus profonds avec nos amis. Nous pouvons apprendre à être ensemble, à mieux communiquer, apprendre à se faire confiance et se permettre d’être plus vulnérables. Nos réunions se tiendront en petits groupes, créant les conditions propices à des liens plus étroits. En étant plus proches on ne sera plus obligé de jouer à la « vie idéale ».

Acceptez votre vie telle qu’elle est, avec ses erreurs et ses faiblesses.

Je suis loin de dire qu’il faille abandonner nos rêves parce que l’on a des faiblesses. Je pense que si nous voulons faire quelque chose, nous devons poursuivre nos objectifs. Cependant, si nous voulons aller de l’avant, nous devons nous accepter tels que nous sommes, entièrement. S’il y a des choses qui nous bloquent – qui nous font rougir – acceptons-les. Elles font partie de nous. Essayons de retourner cela à notre avantage. Devenons tout simplement plus créatifs, dans le but de contourner nos obstacles, mais gardons de la bienveillance envers nous-mêmes. Souvent, savoir admettre que nous avons une faiblesse nous rend plus sympathiques et plus « humains » aux yeux des autres – et cela peut nous amener des alliés dans la poursuite de notre rêve.

Acceptez les réussites.

Je suis certain que beaucoup d’entre vous ont déjà connu le syndrome de l’imposteur. C’est quand on réussit quelque chose, que les gens nous félicitent et que l’on se dit que ce n’est pas nous, que ce n’est pas mérité, que c’est grâce à la chance ou à l’aide des autres, voire même le fruit d’une erreur. Nous n’arrivons pas à accepter que quelque chose se soit produit grâce à nous. Certes, le succès est souvent la somme de différentes circonstances, mais il ne faut pas oublier un point important : c’est nous qui avons pu réunir ces circonstances. Quelqu’un d’autre ne l’aurait pas fait s’il avait été à notre place. Même s’il y avait de la chance ou l’aide des autres dans l’équation, c’est notre personnalité et notre intelligence qui ont permis de réunir ces éléments pour les transformer en succès.

Chérissez ce que vous avez.

C’est tellement banal, mais en voulant avoir les choses dont on est jaloux on risque de prendre de vue ce que nous avons déjà. Il faut savoir s’arrêter dans la vie et profiter de la chance qu’on a déjà.

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écologie, Psychology

The psychological (and ecological) dangers of social networks

The psychological (and ecological) dangers of social networks
The psychological (and ecological) dangers of social networks
The psychological (and ecological) dangers of social networks
The psychological (and ecological) dangers of social networks

According to the Psychology Today publication, up to 10% of our thoughts are directed towards comparing ourselves and others. We compare ourselves in areas such as attractiveness, wealth, intelligence or success. The theory of social comparison was developed by psychiatrist Leon Festinger in 1954. Hundreds of studies have been conducted since then, and they all show that we compare ourselves in a desire to improve our lives. However, it often has the opposite effect: if we compare ourselves, we run the risk of feeling dissatisfied, guilty and remorseful. It can even lead people to engage in destructive behaviour. And from an ecological point of view, this can lead to an increase in the consumption of goods.

The perfect fake living environment

You don’t even have to be a specialist to know that social networks such as Facebook and Instagram accentuate the negative sides of the comparison. These types of sites and the “perfect photos” they refer to are “stops on images ” that make us forget to look at the big picture. Instead, we focus only on the details of the photo. Before the Internet era, we compared ourselves to people in our close circle. Very often we knew a lot more about their lives than we do today. We knew when they were successful, but we also knew when they had their little problems. They were just “human”. Now, we only have access to happy “frames” and photos that document our “success stories”. On top of that, the very positive American culture prevents us, in personal contact, from admitting that there are dark spots in our lives. So, not only do we have access to an idealized image, but there is also a forced positive narrative that follows it. Thus, the only way to feel better is to create a picture comparable to the images we see.

Resources depleted due to our complexes

This life in the « frames » not only causes psychological damage, but it also leads to blind overconsumption. There is pressure to recreate the same “clichés” of happiness and wellbeing. If we have only one image to present, our social status will be expressed by the consumer goods that will be displayed there. That’s why to feel better, we consume… and we consume too much. We travel far, we buy compulsively, without looking at our impact on the planet, clothes and gadgets… New shoes, a new car, a trip to Bali. We are entering the spiral of consumption follow by the loss of real values (and we do not feel any better – because the person we compared ourselves to has already managed to visit Mexico and Australia in the meantime…). Our complexes and jealousy not only exhaust our psyche and the resources of our bank account, but also the resources of our planet.

Our happiness depends on our values

With social networks and our need to compare, we lose our internal roadmap. It is no longer our values that guide us, but our extreme jealousy. If we start comparing ourselves to others, we will never be happy. We do not have a thousand options: to live our life, we have the possibility to look inside or outside ourselves. And the choice between these two ways of looking at things changes diametrically the course of our lives. In the Ted lecture “Why are we happy?” , Dan Gilbert, an American psychologist, tells the story of two musicians. (Here is a link to Ted talk). We first learn the story of the Beatles’ first drummer, expelled from the band just before their success. This man never regretted what had happened because he had found, in the meantime, the love of his life and created a satisfying family life. These were the values that were most important to him. He never had a moment of regret, on the contrary. In the few interviews he gave, he said it was the “best thing” that could have happened to him. Next to that story, we have another member of a large group, expelled from its ranks. It’s the story of Dave Mustaine and Metallica. The musician was expelled from the band just before Metallica signed its first major contract. Dave Mustaine had a hard time accepting this eviction. He took it upon himself to create another band, hoping to surpass Metallica. He created Megadeth. The two groups are well known to us … we can say that Mustaine realized his wish… but unfortunately for him, his success was not enough, because his dream was to be bigger than Metallica. Since he did not pass Metallica he never found the peace and satisfaction he was looking for. He decided that his value depended on an external situation, and so … according to him, he never achieved the desired success.

Find your internal compass

It is very important to know what our purpose in life is, what values define us as human beings. And the external comparison just needs to be a little push to us to make better choices. Let’s not forget that the grass is always greener on the other side of the fence. If we start comparing ourselves all the time, instead of prospering, we risk losing our confidence completely.

Here are some tips on how to retrieve our internal compass and not get dragged into the unhealthy comparison.

Find out what really matters in your life.

We cannot stop comparing ourselves, but we can choose what matters in our lives and see how others have managed to live with similar values. Paradoxically, social networks can be a good platform for this. Instead of following accounts with perfect bodies who are photographed in magical places, let’s find people who look like us and yet are inspiring. We need to know the difference between “being” and “appearing” and finding people who live an interesting life having the same values as we do.

Communicate with people.

If you ever find someone who inspires you or makes you a little jealous of their ideal life: connect with them, talk to them. All of a sudden, you will discover that this is a completely normal person, with moments of weakness and doubts. This person can become a real source of inspiration. If it’s someone who you follow on social media, don’t hesitate to ask them questions and you’ll see that you have a whole person in front of you – with strengths and weaknesses like all of us.

Create deeper connections with others.

During isolation, we understood how important human contact, peace and health are to our well-being. For few months, we were all in our old t-shirts with our yoga pants. We became more human, more vulnerable. While on vacation – before you face the stressful reality of automn – let’s try to make deeper connections with our friends. We can learn to be together, to communicate better, to trust each other and to be more vulnerable. Our meetings will be held in small groups, creating the conditions for closer ties. By being closer one will no longer have to play the “ideal life”.

Accept your life as it is, with your mistakes and weaknesses.

I am far from saying that we should abandon our dreams because we have weaknesses. I think if we want to do something, we have to pursue our goals. However, if we want to move forward, we must accept ourselves as we are, entirely. If there are things that block us – make us blush – let’s accept them. They are part of us. Let’s try to return this to our advantage. Let us simply become more creative, in order to get around our obstacles, but let us keep caring for ourselves. Often, being able to admit that we have a weakness makes us more likeable and “human” to others – and this can make of other people our allies in pursuit of our dream.

Accept successes.

I am sure that many of you have already experienced the impostor syndrome. It is when we succeed, when people congratulate us and when we tell ourselves that it is not us, that it is not deserved, that it is because of luck or the help of others, or even the fruit of a mistake. We cannot accept that something happened because of us. Of course, success is often the sum of different circumstances, but we must not forget one important point: we are the ones who were able to bring these circumstances together. Someone else wouldn’t have done it if they were in our position. Even if there was luck or help from others in the equation, it was our personality and intelligence that brought these elements together to make them successful.

Cherish what you have. /strong

It’s so banal, but if you want to have the things you are jealous of, you risk not be able to see what you already have. You have to know how to stop in life and enjoy the chance you already have.

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