Plats

L’art de la… figue

tarte aux figues

 

L’espérance-vie de nos enfants pourrait être plus courte que la nôtre – commencent à nous alarmer les médecins… Et nous-mêmes pourrions avoir plus de problèmes de santé que la génération de nos grands-parents. C’est plutôt absurde, vu le développement de la médecine, la rapidité de détection des maladies, les médicaments toujours plus nombreux disponibles pour lutter contre chaque pépin de santé…

D’où vient alors cette inquiétude des spécialistes ? La réponse est simple : une évolution de la société qui tend vers de mauvaises habitudes nutritionnelles, les fast-foods, les plats à réchauffer, bref la malbouffe couplée à une vie très sédentaire et pour finir le manque de sport… En gros : on mange mal, trop et on ne bouge pas suffisamment. Nous allons avoir de plus en plus de malades, d’age jeune, atteints de maladies dites « de civilisation » (le diabète, les maladies cardio-vasculaires, les cancers, les AVC, les crises cardiaques)…

Selon une étude du Dr Steven Grover de l’Université de Montréal (publiée dans la revue The Lancet Diabètes&Endocrinology), l’obésité raccourcit l’espérance de vie de 8 ans (mais à côté de ça elle ajoute en moyen 19 années de vie « malade »)…

La pire nouvelle est que nous ne sommes même pas obligés d’être en sur-poids pour développer des maladies de gens obèses… Le niveau de mauvais cholestérol, de triglycérides et de glucose augmente aussi chez les personnes minces qui mangent mal et restent assises toute la journée. En 1953 déjà la revue Lancet avait publié des recherches qui mettaient en évidence le fait que les chauffeurs de bus qui passaient la moitié de leur temps de travail assis avaient développé deux fois plus de maladies cardio-vasculaires que leurs collègues qui étaient restés plus de temps debout.

Les champignons sont dans le pré

bûche aux champignonsJ’ai découvert un nouveau mot.
Bon, le mot en soi est plus âgé que moi (il est « né » en 1964) mais je viens à peine de le croiser pour la première fois dans ma vie. « Pétrichor » – Ce n’est pas super poétique, mais c’est un des plus beaux mots au monde (d’après moi) – ce terme c’est tout simplement : le parfum que la terre dégage après la pluie. Vous avez remarqué qu’après la pluie tout sent si bon . C’est lié aux sécrétions de certaines plantes qui pénètrent la terre pendant les périodes sèches et qui, mouillées par la pluie, dégagent cette odeur unique .

J’adore la pluie. Les gens courent, les rues se vident , la nature nous impose un peu son rythme et l’on doit se plier à ses caprices. Me promener sous la pluie me permet de me sentir en osmose avec le monde qui m’entoure (osmose qui est encore plus facile une fois qu’on est complètement mouillés !), et lorsque la pluie s’arrête, je suis récompensée par ce magnifique « pétrichor ».

bûche aux champignons

J’ai bien sûr en bonne gourmande une « madeleine culinaire » liée à la pluie : les champignons appelés rosés de Prés (ils apparaissent uniquement après une ondée). Chez ma grand-mère, les lendemains de grandes averses on faisait toujours une promenade au milieu des champs pour trouver ces petites merveilles (je dis petites, mais ces champignons sont en réalité plutôt grands). Et puis on les mangeait pour le dîner, sautés entièrement à la poêle, badigeonnés au préalable avec de l’œuf battu)).

Ces doux souvenirs se sont réveillés hier à l’occasion d’une belle pluie. Je ne sais pas où chercher des rosés de Prés ici, en France, je suis donc allée dans mon épicerie bio et j’ai acheté des cèpes séchés et des champignons de culture. Et j’ai fait une bûche aux champignons, un plat qu’on adore mon chéri et moi.

Des protéines? Aucun sushi…

veglamourAh, les protéines, le Saint Graal des végétaliens !– c’est du moins ce que croient les omnivores. Il y a une légende (urbaine) qui dit que si l’on ne mange pas d’ animaux (je vous taquine un peu, j’aurais dû dire « viande »), on va se retrouver carencés en acides aminés essentiels… Bon, avant d’aller plus loin, je pense que vous connaissez sûrement un ou deux végétaliens, ou du moins en avez-vous entendu parler, et ils sont bel et bien vivants ? Et non seulement ils sont vivants, mais en plus ils semblent plutôt en bonne forme, n’est-ce pas ? Je pourrais aussi vous parler d’un peuple entier qui vit dans le respect de toute forme de vie depuis le XV siècle : ce sont les Bishnoïs en Inde et ils sont loin d’être en voie de disparition même s’ils ne consomment aucun produit animal !

Je vous avoue que moi aussi j’avais du mal à passer le cap et devenir végétalienne. En fait j’avais très peur d’être obligée de manger des tonnes de légumineuses (lentilles, haricots, etc.) pour gérer mon apport quotidien en protéines et j’avais également peur pour ma ligne. C’est horrible à dire, mais pendant longtemps la seule image des végétaliens que j’avais, c’était celle de gens faibles, blafards et maladifs à cause de carences en proteines, entre autre… Et en me renseignant un peu plus au sujet des protéines ma surprise fut grande.

sushi vegEst-ce que vous saviez ( je ne le savais pas avant) que notre corps est capable d’assembler les acides aminés à partir des aliments pris lors des différents repas de la journée ? Donc, certes, la chair des animaux 😉 fournit des protéines toutes faites et faciles à assimiler, mais notre organisme est suffisamment intelligent pour recréer tous les acides aminés complexes à partir d’un puzzle qu’on lui donne. (Il suffit de manger un peu de graines de chia le matin, des brocolis à midi et puis un peu de riz le soir et voilà, le tour est joué : nous avons fait nos réserves quotidiennes). Les seules personnes qui doivent mélanger différents acides essentiels durant un seul et même repas sont les femmes enceintes et les enfants.

Verts de ne pas être en vacances? – faites du curry… vert !

curry vert

Ça y est les vacances sont là, le soleil, la chaleur… on n’a qu’une seule envie : partir loin… Mais que faire s’il faut encore travailler et que les congés c’est pour plus tard ? J’ai une solution – cuisiner pardi ! (vous voyez, la cuisine c’est pour moi la réponse à tout). Et rien de mieux pour s’évader que de cuisiner des plats traditionnels de nos destinations de rêve !. Ah, les vacances, ah Thaïlande, oh le curry vert ! C’est mon plat chaud préféré. Pendant nos séjours en Thaïlande je n’ai pas pu m’empêcher d’y goûter chaque soir. Et même si à chaque sortie au restaurant je me promettais (juré, craché – tout ce que vous voulez) de me laisser tenter par une nouveauté, j’avais une petite voix dans ma tête qui disait (hurlait) : curry vert, curry vert, curry vert ! … Donc, parfois, j’ai fini par manger deux plats durant un repas (heureusement qu’on nage beaucoup pendant les vacances, parce que sinon j’aurais pu rentrer en France en roulant comme une boule)… Après mon retour de vacances ma seule envie c’était de manger du curry vert le plus souvent possible. Ça dure déjà depuis des années et je ne m’en lasse toujours pas.

curry vert

Même si vous êtes des mangeurs de viande, laissez-vous tenter par cette recette au tofu. C’est très savoureux, ça va vous changer de votre quotidien et vous allez voir que rien ne vous manquera.

Le tofu, du soja donc, est-ce que c’est bon pour la santé ? Oui, n’ayons pas peur du soja, c’est une riche source de protéines. Aux États-Unis l’Agence fédérale américaine des produits alimentaires et médicamenteux a donné la mention ; « généralement reconnu comme sans danger » en 1998, et jusqu’à maintenant elle n’a pas changé d’avis.

Les cannellonis farcis – le tube de l’été

pâtes dietetiques

Qui n’aime pas les pâtes ? J’espère que c’est une question rhétorique, car d’après moi, les pâtes, c’est le bonheur à l’état pur. Je les adore dans toutes les formes et couleurs. Est-ce que vous avez un plat que vous mangez quand tout va mal ? J’étais convaincue que pour moi c’était le chocolat noir, mais je me suis rendue compte que dès que je me sens malheureuse, que j’ai une mauvaise nouvelle ou que j’ai des petits soucis : je prépare des pâtes. J’en ai toujours une boite dans mon placard, ça me rassure, elles sont là pour moi « au cas où ». Des que je ne suis pas bien je les fais cuire al dente. Peu importe l’heure de la journée (midi ou minuit). Ma recette « bonheur » ce sont les farfelles (mes favorites) avec un peu d’huile d’olive, d’origan, d’herbes de Provence, de sel et de poivre. Même si j’adore cuisiner, j’avoue que quand je mange toute seule je suis une adepte de la simplicité et je trouve mon bonheur dans les goûts le plus basiques. Mais ce n’est pas la recette que je veux partager avec vous (bon je l’ai déjà fait). Aujourd’hui nous allons nous faire des pâtes farcies.

Vous allez me dire : les pâtes, mais ça fait grossir. Et non, n’ayez pas peur (il faut juste savoir choisir les bonnes). Les dernières recherches publiées dans le « Journal of The American Dietetic Association » démontrent que les personnes qui mangent entre 47 et 64% de glucides par jour sont plus maigres que les personnes qui en mangent moins de 47 % et qui les remplacent par des protéines.

pâtes dietetiques

Le plaisir des pâtes sans les calories

pates farcis#pates veg

pates farcis#pates veg

Des pâtes diététiques ! – ceci n’est pas un oxymore. Accrochez vous, ce texte c’est une incitation au crime. Des pâtes avec deux fois moins de calories – oui, ça existe ! Mon Dieu, mais enfin, nous allons pouvoir tranquillement manger une double dose !

Ceux qui suivent les nouveautés nutritives sont déjà au courant (c’était quand même un sujet  bien médiatisé) – nous pouvons désormais manger des pâtes et du riz à volonté. Comment faire ?

Voici le secret : il faut s’y prendre la veille. En fait on commence par cuire nos pâtes façon « al denté ». Il faut savoir que durant la cuisson les sucres composés changent leur structure chimique et deviennent des sucres basiques (plus caloriques). Mais les scientifiques d’Université de Surrey ont prouvé que c’est un processus réversible ( !). Et non, on n’a pas besoin d’un laboratoire pour le faire : il suffit, tout de suite après la cuisson, de passer les pâtes sous l’eau froide et de les mettre au frigo pour 12 heures. Non seulement les sucres basiques deviendront de nouveau composés, mais après les avoir réchauffés ils resteront sous cette forme. Ainsi une fois dévorées nos pâtes ne seront pas transformées en matière grasse mais deviendront une source de pure énergie.