Le lait – pas si sain
Le lait – pas si sain
Le lait – pas si sain

Ok, il y a des recherches qui se multiplient depuis des années pointant du doigt la consommation de viande comme étant un facteur d’évolution de diverse maladies. Mais on oublie de se concentrer sur le lait lui-même et les problèmes liés à sa consommation. Il y a une multitude des recherches concernant la nocivité des produits laitiers. La plus célèbre reste le Projet Chine-Cornell-Oxford financé par l’Université Cornell et l’Université d’Oxford. Elle a été menée durant 20 ans dans plusieurs régions de Chine et analysait le lien entre le régime alimentaire et le développement de diverses maladies.

Cette recherche est connue grâce à sa « vulgarisation », sortie sous forme d’un livre nommé China Study et connu en France sous le nom de Campbell Report. Pour faire court, je vous amène tout de suite à la conclusion, qui est d’ailleurs soutenue par une multitude de médecins, chercheurs et porte-paroles du véganisme : seul un régime végétalien, basé sur la nourriture non industrielle pourra optimiser nos chances de vivre notre vie en bonne santé.

Le lait et le développement de maladies

Le Dr Campbell prouve dans son China Study que la caséine (la protéine du lait) nourrit les cellules de la plupart des cancers, et ce, à tous les stades (depuis l’apparition jusqu’aux métastases). Ainsi, plus on consomme de caséine plus les cellules cancéreuses risquent de se développer et de se multiplier.

Après la publication du Rapport Campbell on a entendu beaucoup de voix critiques qui ont essayé de démontrer les erreurs de cette recherche et la mauvaise interprétation des données. Ce n’est pas surprenant : une étude qui condamne une immense branche de l’industrie agro-alimentaire ne peut pas passer inaperçue. La question qui se pose est : est-ce qu’on peut réellement arrêter de boire du lait – et manger des produits laitiers ? Est-ce qu’on ne risque pas des carences en calcium et le développement d’ostéoporose ?

Non seulement, il s’avère que l’on ne risque rien de tel, mais, de plus, en arrêtant la consommation de lait on se protège contre plein d’autres maladies – de l’acné aux allergies en passant par les maladies cardio-vasculaires et même le diabète.

Le lait ne protégé pas nos os

L’étude de Campbell n’est pas la seule à condamner le lait. Il y a, entre autres, une étude publiée dans le British Médical Journal où les chercheurs Suédois ont suivi 100 000 personnes durant des périodes allant de 20 à 30 ans. Les résultats sont plus que choquants : chez les personnes consommant plus d’un verre de lait par jour on découvre une plus grande mortalité due aux maladies cardiaques et aux cancers.

De plus, les femmes qui boivent du lait rencontrent un plus haut risque d’avoir des fractures de la hanche. Ce que nous montre aussi une étude nommée “The Harvard Nurses Health study” qui a débuté en 1989 et qui a suivi plus de 75000 femmes durant 12 ans. Les résultats sont bluffants : la consommation de lait ne prévient aucunement les fractures osseuses.

Et alors ? Le lait en tant que source de calcium ?

D’accord, mais que faire avec les pseudo « vérités » qu’on nous assène depuis la nuit des temps ? Même à la télé, dans les pubs on entend : il faut manger 3 produits laitiers par jour… car le lait est source de calcium et fortifie les os. Je vous rassure tout de suite : on trouve le calcium dans des produits végétaux et ce qui est intéressant (et on ne va pas l’entendre dans les pubs) c’est que le calcium végétal est de meilleur qualité pour notre corps (on l’absorbe plus facilement) que celui de provenance animale.

En fait… personne ne nous explique que le calcium d’origine animale est difficilement assimilable par le corps humain. Finalement, il s’avère que les protéines animales (une des composantes du lait) provoquent des pertes de calcium par voie urinaire, ce qui fait qu’on est capable d’assimiler seulement 30% de celui venant du lait (mais ça, on ne va pas l’entendre à la télé).

Voici une liste des sources végétales de calcium :

  • Algue wakamé : 1300 mg / 100 g
  • Graines de chia : 631 / 100 g
  • Tofu : 350 mg / 100 g
  • Graines de lin : 255 mg / 100 g
  • Persil : 250 mg / 100 g
  • Amandes : 250 mg / 100 g
  • Épinards : 168 mg / 100 g
  • Cresson : 210 mg / 100 g
  • Figue séché : 160 g/100 g
  • Farine de soja : 154 mg / 100 g
  • Kalé : 135 mg / 100 g
  • Cacao : 128 mg / 100 g
  • Pistaches : 100 mg/100g
  • Chocolat : 105 mg / 100 g
  • Brocolis : 76 mg / 100 g
  • Dattes : 80 mg/ 100 g
  • Haricots blancs cuits : 60 mg / 100 g
  • Figues sèches : 64 mg / 100 g
  • Haricots verts : 60 mg / 100 g
  • Orange : 52 mg / 100 g
  • Eau de robinet : 4mg/ 1 l

Un enfance sans produits laitiers ?

Les apports nutritionnels conseillés sont de 900 mg par jour chez un adulte qui consomme une alimentation occidentale. Par contre, selon l’OMS, les personnes ayant une alimentation beaucoup plus végétarienne, faisant du sport et profitant du soleil ont un besoin en calcium plus bas, allant jusqu’à 500 mg/ par jour.

On peut même élever nos enfants sans lait. À partir de la première année on peut donner aux enfants du lait d’amande et des légumes contenant du calcium. Attention : n’oubliez pas de consulter un nutritionniste (pas un diététicien… le nutritionniste est un médecin) pour préparer un plan de repas équilibré pour vous accompagner dans les différentes étapes de la croissance de votre enfant).

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