Peu importe que nous ayons un petit budget ou non, personne n’aime acheter des produit plus chers que ce qu’ils représentent réellement. Très souvent, nous payons pour la marque, l’enseigne et un service clientèle supérieur. Une fois seul avec l’objet nous nous demandons parfois si on ne serait pas un peu fait avoir. Difficile d’imaginer que la conception d’un produit acheté ait coûté beaucoup moins en réalité. Voici une liste d’astuces pour ne pas dépenser plus qu’on ne le devrait et éviter les achats inutiles.

1. Ne jamais acheter les produits de fêtes juste avant les fête

Facile à dire, n’est-ce pas ? Surtout en cette période. Rien qu’au Monoprix du coin de la rue rempli de toutes ces petites choses liées à Noël. D’autant qu’avec le confinement, nous aspirons à nous sentir bien en cultivant l’esprit hygge – un mot danois lié au bien-être à la maison. J’ai trouvé une astuce. Si un produit me plaît (et ce sont souvent de grands mugs) je l’achète après les fêtes, en solde, puis je le mets au placard pour l’année suivante. Ainsi, quand la nouvelle saison arrive et que j’entre à Monoprix, je me dit : il est temps de sortir mon nouveau mug de Noël acheté l’année précédente à moitié prix.

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2. Faire ses achats avec une liste

Je ne parle pas seulement des achats alimentaires ici. Sur ce point, on arrive souvent à des achats assez raisonnables. Je vous parle du reste. Combien de fois entrez-vous pour acheter du café dans un magasin spécialisé et finissez par sortir avec du chocolat raffiné et une nouvelle collection de tasses ? Idem pour la robe de soirée, vous sortez avec un accessoire assorti et achetez un autre article qui n’a rien à voir avec l’occasion, parce qu’il a été si bien présenté sur votre chemin vers la caisse. N’oublions pas non plus la capacité de persuasion de vendeurs charmants, avec de si bons arguments de vente qu’il est difficile de leur dire “non”. Pour cela, il nous faut nous tenir à une liste. Si on sort pour acheter une robe, on revient avec une robe, point final. Vous me direz que du chocolat avec du café, ce n’est pas si excessif. Non, pas en soi, mais si vous ne vous entraînez pas à dire non à ce chocolat, vous n’apprendrez jamais à dire non à un charmant vendeur ou à une promotion bien exposée. À partir de là, les trous dans notre budget commencent.

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3. Acheter uniquement pendant les soldes et les ventes privées

J’ai une annonce pour vous, nous payons toujours trop cher nos vêtements de « fast-fashion », qu’ils soient de Zara, Kooples ou des grandes marques. La mode moderne est rapide. Même les grandes maisons doivent maintenant sortir 8 collections par an. La mode est conçue pour nous donner envie. Les spécialistes du marketing savent titiller notre dopamine pour que nous dépensions plus. Pour autant, n’oublions pas les soldes. Certaines marques en fin de la collection descendent jusqu’à -75 % si des offres s’accumulent. Vendre ledit vêtement restera toujours rentable. Pour ne plus se faire avoir par des prix élevés et la spirale des tendances, ma solution est simple : sortir du cercle vicieux de la mode. Le mieux est de se tourner vers le style minimaliste et les vêtements biodégradables. Mais si vous craquez encore pour du « fast-fashion », il ne faut jamais suivre les tendances et investir dans des pièces intemporelles. Et surtout, acheter uniquement lors des soldes et éventuellement en ventes privées.

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4. Apprendre à négocier les prix

Je ne vous recommande pas de négocier les prix dans chaque magasin, afin de ne pas être classé comme un client ennuyeux. En revanche, n’ayez pas peur de négocier les prix des gros achats, car c’est possible, mais il faut être bien rodé. J’ai réussi, par exemple, à réduire le prix d’un canapé d’angle super cher de 30 %, celui d’un frigo et de mon forfait téléphonique. Cela ne fonctionne pas à chaque fois, mais j’ai de belles réussites. Mon champ de négociations c’est de dire quelque chose comme : “écoutez, je suis prête à acheter votre produit immédiatement, mais j’aimerais un bon prix. Si vous ne pouvez pas me le proposer, tant pis, j’irai chez votre concurrent qui m’a déjà fait une super offre, même si j’admets avoir une légère préférence pour votre produit. C’est à vous de voir si vous voulez mon argent ou non”. Bien sûr, le mieux est de faire ce genre d’achats hors des périodes de Noël ou de soldes. Mais il faut savoir que chaque magasin a des objectifs à atteindre, surtout pendant les mois les plus calmes.

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5. Utiliser les cartes de fidélité

Presque chaque enseigne propose des programmes de fidélité et il faut les utiliser. Je fais mes courses régulièrement dans 2 ou 3 magasins alimentaires et c’est toujours une bonne surprise quand ma note finale est réduite parce que j’ai cumulé des points. Il y a des endroits où l’on ne soupçonne même pas l’existence de ces cartes. À l’époque où je menais une vie beaucoup moins écologique, j’ignorais que ma chaîne d’hôtels préférée proposait un programme spécial avec des offres VIP. La seule chose à faire était de demander. J’ai eu ainsi droit à des avantages qui me faisaient tourner la tête – traitement de SPA gratuits, upgrades, etc. C’est bon de rester fidèle;)

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6. Il ne faut pas faire du shopping après une dispute, lorsque on est déprimés et quand on a faim

Et ce n’est pas seulement une question de produits alimentaires. Mais vous comprenez le concept, non ? Si nous avons faim et que nous entrons dans un magasin d’alimentation, nous en sortirons avec beaucoup de malbouffe. Idem, lorsque l’on est déprimés ou après une dispute. Ce mécanisme est exactement le même avec tous les autres achats. Chaque fois que nous ne nous sentons pas bien, nos cerveaux nous poussent à acheter des conneries. C’est la fameuse dopamine – l’hormone du plaisir qui nous joue des tours. Lorsque nous sommes tristes, notre niveau d’hormones du bonheur est si bas que notre centre de récompense nous dit : “vas-y, achète quelque chose qui te rendra super heureux, deviens fou, fais-toi plaisir, t’as le droit d’avoir un peu de bonheur”… On dépense pour quelque chose de fou, on va mieux quelques minutes et si notre niveau d’hormones du bonheur n’a pas redémarré, le cercle vicieux se répète jusqu’à l’impression de satisfaction. Sauf que le lendemain on a souvent cette légère “gueule de bois” au regard de ce que l’on a vraiment acheté.

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7. Trouver son propre style

Non, ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous ré-dire : soyez minimaliste… Même si un style minimaliste décime vos achats de façon spectaculaire… Si vous aimez dépenser et vous faire plaisir, je comprends. Mais même dans cette situation, il est bon de ne pas dépenser plus que nécessaire. Combien d’entre nous ont des vêtements jamais portés dans leurs placards, achetés, parce que c’était la tendance de l’époque – sachant que “l’époque” dure maintenant 2 semaines max. Si on n’a pas de style défini en fringues ou en déco, on reste très influençable, notamment à cause de ces fameuses tendances utilisées par les spécialistes du marketing pour vendre leurs produits de masse. Avec 52 collections de mode rapide par an, 8 collections de grandes maisons de couture, il est difficile de dire que nous avons une tendance. Nous avons des milliers de tendances. Enfin, voulons-nous vraiment ressembler aux masses ? Trouvez votre style, assumez ce que vous aimez, investissez seulement dans des pièces bien coupées, faites de tissus biodégradables, et vos achats seront beaucoup plus raisonnables.

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